Ce projet fait l'objet d'un contrat d'accompagnement d'une thèse de doctorat de la Division R&D "Réseaux d'Accès" de France Telecom. La rareté de la ressource radio ne permet pas toujours aux opérateurs mobiles de satisfaire pleinement les demandes de ses clients. Selon son intensité, la demande fait apparaître par intermitence des périodes et des zones de congestion du réseau pendant lesquelles une partie du trafic n'est pas servie. Ces pertes sont doublement pénalisantes pour l'opérateur : directement car elles se traduisent par un manque à gagner sur ses revenus, et indirectement car le client est insatisfait du service offert puisqu'il n'arrive pas à communiquer ou communique dans de mauvaises conditions d'écoute ou de débit. Dans ce contexte l'opérateur a les moyens d'agir sur la régulation de la congestion en incitant ses clients à changer certains facteurs de leurs habitudes d'appels (heure, lieu, durée...) par l'adaptation des grilles de tarifs à la congestion.
Le problème posé est de proposer des modèles mathématiques qui permettent d'établir les grilles tarifaires en minimisant les problèmes de congestion sur le réseau. Ces grilles de tarifs sont très complexes à établir puisqu'elles prennent en compte des facteurs aussi variés que les services demandées, les volumes, l'heure et le lieu des appels, la tranche d'âge, la situation sociale, etc. En complément de l'affectation des paramètres de la grille de tarifs elle-même, l'étude place la tarification dans son contexte global en incluant la description de la sensibilité du client aux différents facteurs et le paramétrage du réseau. Donc l'établissement de la grille tarifaire n'obéit pas qu'à la prise en compte des revenus de l'opérateur mais aussi à des éléments externes techniques et socio-économiques. Par exemple, les flux de handover entre cellules sont utilisés.